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Public Health

Action à l'échelle mondiale

À l'instar de nombreux pays et organisations internationales, l’UE reconnaît la menace que représente la résistance aux antimicrobiens et la combat au plus haut niveau politique, en prenant des mesures pour relever ce défi mondial pressant.

La coopération internationale est un élément clé du plan d’action de 2017 sur la résistance aux antimicrobiens et de la recommandation du Conseil de 2023 sur la résistance aux antimicrobiens, qui définissent des actions visant à renforcer la participation de l’UE aux initiatives internationales de lutte contre la RAM.

Les déclarations du G7 et du G20 (2024) montrent que le problème nécessite des efforts de gouvernance concertés à l’échelle mondiale suivant l’approche «Une seule santé».

La Commission travaille en étroite collaboration au niveau mondial avec les organisations quadripartites et le secrétariat conjoint quadripartite sur la RAM:

La Commission européenne soutient la plateforme de partenariat multipartite sur la RAM et y participe activement, afin de contribuer à l’établissement d’une vision mondiale commune et de parvenir à un plus grand consensus sur la RAM.

Lors de la deuxième réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies sur la résistance aux antimicrobiens organisée en septembre 2024, les pays membres des Nations unies, dont les États membres de l’UE, ont adopté une nouvelle déclaration politique portant sur des engagements mondiaux de lutte contre la RAM.

Il s’agit notamment de mesures concrètes pour lutter contre la RAM dans tous les secteurs, dans le cadre d’une approche «Une seule santé», qui prend acte du fait que la santé humaine, la santé animale et la santé des écosystèmes sont intrinsèquement liées.

En outre, en novembre 2024, les engagements de Jeddah ont été adoptés lors de la 4e conférence ministérielle mondiale de haut niveau sur la résistance aux antimicrobiens organisée en Arabie saoudite, afin de traduire en actions concrètes certains éléments de la déclaration politique de l’Assemblée générale des Nations unies. 

L’UE fournit également des capacités de développement et soutient les actions de lutte contre la RAM dans les pays à revenu faible et intermédiaire, grâce au fonds fiduciaire multipartenaire des Nations unies pour la lutte contre la RAM, qui soutient la mise en œuvre des plans d’action nationaux de lutte contre la RAM fondés sur le principe «Une seule santé».

La Commission et d’autres institutions européennes, dont le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), l’Agence européenne des médicaments (EMA) et l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), coopèrent étroitement avec les gouvernements et les agences des États-Unis, du Canada, de la Norvège et du Royaume-Uni au sein du groupe de travail transatlantique sur la résistance aux antimicrobiens (TATFAR).

La Commission soutient également les activités de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) visant à évaluer l’incidence économique de la RAM dans le cadre de l’approche «Une seule santé».

Ces activités comprennent notamment différentes options stratégiques pour lutter contre la RAM, ainsi que pour évaluer les coûts de celle-ci et l’incidence des politiques sur le marché du travail et l’économie au sens large (Rapports de l’OCDE 2023: «Embracing a One Health Framework to Fight Antimicrobial ResistanceFighting Antimicrobial Resistance in EU and EEA countries)».

En outre, l’UE défend ardemment l’utilisation responsable des antimicrobiens et a activement encouragé des mesures visant à réduire la résistance aux antimicrobiens dans la chaîne alimentaire par l’intermédiaire du groupe du Codex sur la résistance aux antimicrobiens (TFAMR) (2007-2011 et 2017-2021).

Ces travaux ont abouti à l’élaboration de deux lignes directrices et d’un code de bonnes pratiques — désormais disponibles dans une publication consolidée —, qui fournissent des orientations pour aider les gouvernements à concevoir et à mettre en œuvre des stratégies efficaces pour gérer la résistance aux antimicrobiens d’origine alimentaire.

Les exemples ci-dessus sont purement représentatifs et ne constituent pas une liste exhaustive des actions en cours ou prévues.